Chirurgie bariatrique fait référence à un groupe de procédures chirurgicales qui modifient le système digestif pour aider les personnes souffrant d'obésité sévère à perdre du poids. Ces opérations réduisent la taille de l'estomac, modifient la façon dont le corps absorbe les nutriments et modifient les hormones intestinales qui contrôlent la faim. Les médecins appellent également ce domaine chirurgie métabolique car il traite des maladies liées à l'obésité, comme le diabète de type 2 et l'hypertension. La chirurgie bariatrique fonctionne par plus que la simple restriction de l'estomac. Elle déclenche des changements hormonaux, métaboliques et neurologiques qui réinitialisent les systèmes de régulation du poids du corps. Cet article couvre en détail les différentes procédures, les avantages, les risques et la récupération.
Que signifie la chirurgie bariatrique ?
La chirurgie bariatrique comprend des opérations sur l'estomac et les intestins qui traitent l'obésité sévère. Le terme vient du mot grec "baros", qui signifie poids. Les chirurgiens pratiquent ces procédures lorsque le régime alimentaire et l'exercice seul ne produisent pas de résultats durables.
La chirurgie bariatrique modifie l'anatomie gastro-intestinale pour restreindre l'apport alimentaire, réduire l'absorption des nutriments, ou les deux. La Société américaine de chirurgie métabolique et bariatrique définit ces opérations comme des interventions qui traitent l'obésité et ses maladies associées par la modification chirurgicale du tube digestif (Buchwald et al. 45). Ces procédures ne font pas simplement rétrécir l'estomac. Elles réorganisent la signalisation hormonale du corps, améliorent la sensibilité à l'insuline, et réinitialisent la régulation de l'appétit.
La chirurgie bariatrique fonctionne par quatre voies principales : restriction de l'apport alimentaire, réduction de l'absorption calorique, changement des hormones de la faim, et amélioration de la fonction de l'insuline.
Restriction de l'apport alimentaire : La plupart des procédures bariatriques rendent l'estomac plus petit. Un estomac plus petit contient moins de nourriture. Les patients se sentent rassasiés après avoir mangé de petites portions. Cette restriction physique empêche le trop-manger.
Réduction de l'absorption calorique : Certaines procédures contournent des parties de l'intestin grêle. Le corps absorbe moins de calories et de nutriments provenant des aliments. Cette malabsorption accélère la perte de poids.
Changements hormonaux affectant la faim et la satiété : La chirurgie bariatrique modifie les niveaux d'hormones intestinales. La ghréline, l'hormone de la faim, diminue après la gastrectomie en manchon et le pontage gastrique. Le GLP-1 et le PYY, des hormones qui favorisent la satiété, augmentent. Ces changements hormonaux réduisent l'appétit et les envies (Sjöström et al. 203).
Améliorations de la sensibilité à l'insuline : La chirurgie améliore la façon dont le corps utilise l'insuline. Le contrôle de la glycémie s'améliore dans les jours suivant le pontage gastrique, même avant que la perte de poids significative ne se produise. Cet effet métabolique rend la chirurgie bariatrique un traitement puissant pour le diabète de type 2.
Changements dans les Hormones Intestinales : L'intestin produit des hormones qui communiquent avec le cerveau. La chirurgie bariatrique modifie cet axe intestin-cerveau. Les patients ressentent une réduction des envies de nourriture et une amélioration des signaux de satiété.
Les médecins utilisent le terme chirurgie métabolique car ces opérations traitent des maladies métaboliques, et pas seulement de l'obésité. Les procédures améliorent le diabète de type 2, les maladies du foie gras, l'hypertension et les niveaux de cholestérol.
Le changement de nom de "chirurgie bariatrique" en "chirurgie métabolique" reflète une compréhension plus profonde du fonctionnement de ces opérations. La perte de poids est importante, mais les améliorations métaboliques se produisent souvent en premier. Après un pontage gastrique Roux-en-Y, les patients montrent un meilleur contrôle de la glycémie en une semaine. Cette amélioration rapide prouve que la chirurgie modifie le métabolisme directement, et pas seulement en réduisant les calories (Schauer et al. 2243). Le terme chirurgie métabolique souligne que ces procédures traitent des maladies, et pas seulement l'apparence.
Qui est éligible à la chirurgie bariatrique ?
Quel IMC les patients doivent-ils avoir pour la chirurgie bariatrique ?
La plupart des directives requièrent un indice de masse corporelle de 40 ou plus. Les patients ayant un IMC de 35 ou plus peuvent être éligibles s'ils présentent des maladies liées à l'obésité comme le diabète ou l'hypertension.
L'indice de masse corporelle mesure le poids par rapport à la taille. Un IMC de 30 ou plus indique une obésité. L'obésité sévère commence à un IMC de 35. Les Instituts Nationaux de la Santé ont établi ces seuils en 1991, et les grandes sociétés médicales les utilisent encore aujourd'hui (Aminian et al. 1012). Certaines directives récentes suggèrent que les patients ayant un IMC de 30 à 34,9 et un diabète de type 2 non maîtrisé pourraient également bénéficier de la chirurgie.
Quelles conditions médicales aident les patients à être éligibles ?
Le diabète de type 2, l'hypertension, l'apnée du sommeil, la maladie du foie gras, les maladies cardiaques et les troubles articulaires qualifient souvent les patients ayant un IMC de 35 ou plus.
Diabète de type 2 : Un diabète non contrôlé endommage les organes et raccourcit la vie. La chirurgie bariatrique met souvent le diabète en rémission.
Hypertension : L'hypertension artérielle sollicite le cœur et les artères. La perte de poids après la chirurgie normalise souvent la pression artérielle.
Apnée du sommeil obstructive : Un excès de poids rétrécit les voies respiratoires pendant le sommeil. Les patients s'arrêtent de respirer à plusieurs reprises. La chirurgie réduit la pression des voies respiratoires et améliore la qualité du sommeil.
Maladie du foie gras non alcoolique : L'accumulation de graisse dans le foie cause de l'inflammation et des cicatrices. La perte de poids inverse ces dommages.
Maladies cardiaques : L'obésité augmente le risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral. La chirurgie réduit ces risques grâce à la perte de poids et à l'amélioration métabolique.
Troubles articulaires : Un excès de poids détruit les articulations des genoux et des hanches. Les patients ressentent moins de douleur et une meilleure mobilité après la chirurgie.
Quand les changements de mode de vie échouent-ils ?
Les changements de mode de vie échouent lorsque les patients reprennent du poids de manière répétée, lorsque les maladies s'aggravent malgré un régime alimentaire et de l'exercice, ou lorsque l'obésité limite gravement la vie quotidienne.
De nombreux patients essaient des régimes, des programmes d'exercice et des médicaments pendant des années. Certains perdent du poids au départ mais le reprennent. Le corps s'oppose à la perte de poids par des adaptations hormonales. La ghreline augmente. Le métabolisme ralentit. Ces défenses biologiques rendent la perte de poids soutenue extrêmement difficile pour les personnes souffrant d'obésité sévère (Arterburn et al. 2174). La chirurgie brise ce cycle en modifiant les systèmes de régulation du poids du corps.
Quels tests médicaux les patients doivent-ils passer avant la chirurgie ?
Les patients effectuent des analyses sanguines, des évaluations cardiaques, des bilans nutritionnels, des dépistages psychologiques et parfois des études de sommeil.
L'équipe multidisciplinaire en chirurgie bariatrique comprend des chirurgiens, des diététiciens, des psychologues et des internistes. Cette équipe évalue chaque patient de manière approfondie. Les tests sanguins vérifient l'anémie, les carences en vitamines et le fonctionnement des organes. Les cardiologues évaluent la santé cardiaque. Les psychologues dépistent les troubles alimentaires et s'assurent que les patients comprennent l'engagement à vie. Les bilans nutritionnels identifient les carences qui doivent être corrigées avant la chirurgie.
Quels types de chirurgie bariatrique existent ?
Qu'est-ce que la gastrectomie en manchon ?
La gastrectomie en manchon retire environ 80 % de l'estomac. Les chirurgiens créent un tube d'estomac fin en forme de banane. Cette procédure limite la prise alimentaire et réduit la production de ghreline.
Aperçu de la procédure : Les chirurgiens pratiquent la gastrectomie en manchon par laparoscopie à travers de petites incisions. Ils retirent la partie externe de l'estomac le long de la courbure majeure. Ils replient l'estomac restant. L'opération dure entre 60 et 90 minutes.
Comment cela favorise la perte de poids : Le petit estomac ne contient que 100 à 150 millilitres de nourriture. Les patients se sentent rapidement rassasiés. La partie de l'estomac retirée produit la majeure partie de la ghreline du corps. Après la chirurgie, les niveaux de ghreline chutent fortement. Les patients ressentent moins de faim.
Avantages : La gastrectomie en manchon ne redirige pas les intestins. Elle préserve la digestion et l'absorption normales. Les patients évitent les carences liées à la malabsorption. La procédure est techniquement plus simple que le bypass gastrique. Elle nécessite moins de temps en salle d'opération.
Limitations : La gastrectomie en manchon n'est pas réversible. L'estomac retiré reste absent. Certains patients développent des reflux acides après la chirurgie. Les données à long terme montrent que le regain de poids se produit chez 15 % à 25 % des patients après cinq à dix ans.
Résultats attendus : Les patients perdent 50 % à 70 % de leur excès de poids dans les 18 à 24 mois. La rémission du diabète se produit chez 60 % à 70 % des patients (Peterli et al. 1295).
Qu'est-ce que le bypass gastrique Roux-en-Y ?
Le bypass gastrique Roux-en-Y crée une petite poche gastrique et redirige l'intestin grêle. Cette procédure limite l'apport et réduit l'absorption.
Technique chirurgicale : Les chirurgiens créent une petite poche en haut de l'estomac, à peu près de la taille d'un œuf. Ils divisent l'intestin grêle et connectent la partie inférieure directement à la poche. Les aliments contournent la majeure partie de l'estomac et la première partie de l'intestin grêle.
Mécanisme d'action : La petite poche limite les tailles de portion à environ une once. Le contournement intestinal réduit l'absorption des calories et des nutriments. Des changements hormonaux intestinaux se produisent immédiatement. Le GLP-1 augmente. La sensibilité à l'insuline s'améliore en quelques jours.
Avantages : Le Roux-en-Y produit la perte de poids la plus durable parmi les procédures courantes. Les patients perdent 60 % à 80 % de leur excès de poids. Les taux de rémission du diabète atteignent 80 %. Des études à long terme montrent une mortalité réduite et des résultats cardiovasculaires améliorés (Adams et al. 757).
Inconvénients potentiels : La procédure comporte des risques plus élevés de carence nutritionnelle. Les patients ont besoin d'une supplémentation en vitamines à vie. Le syndrome de dumping peut survenir lorsque des aliments sucrés pénètrent dans l'intestin grêle trop rapidement. L'opération est techniquement plus complexe que la gastrectomie en manchon.
Qu'est-ce que le mini bypass gastrique ?
Le mini bypass gastrique crée une poche gastrique longue et étroite et la connecte à une boucle de l'intestin grêle. Cette approche à une anastomose simplifie le bypass traditionnel.
Différence avec le Roux-en-Y : Le mini bypass gastrique utilise une connexion au lieu de deux. Les chirurgiens créent une poche et la connectent directement à une boucle de jéjunum. Cela réduit le temps opératoire et la complexité technique. Certaines études suggèrent une perte de poids similaire à celle du Roux-en-Y avec moins de complications.
Avantages : La procédure prend moins de temps. Les chirurgiens la réalisent en 45 à 90 minutes. Les patients subissent une perte de poids significative et une amélioration métabolique. La seule anastomose réduit le risque d'hernies internes.
Considérations : Le mini-bypass gastrique provoque un reflux biliaire chez certains patients. Les données à long terme restent limitées par rapport au Roux-en-Y. Certains chirurgiens s'inquiètent de l'étirement du poche gastrique au fil du temps.
Qu'est-ce que le switch duodénal ?
Le switch duodénal combine la gastrectomie en manche avec un bypass intestinal étendu. Il offre la plus grande perte de poids, mais nécessite une surveillance nutritionnelle stricte.
Combinaison de restriction et de malabsorption : Les chirurgiens effectuent d'abord une gastrectomie en manche. Ensuite, ils contournent la plupart de l'intestin grêle. La nourriture passe par un court canal commun où l'absorption se produit. Ce double mécanisme produit des résultats saisissants.
Meilleurs candidats : Le switch duodénal convient aux patients ayant un IMC supérieur à 50. Il aide également les patients ayant échoué à d'autres procédures bariatriques. La procédure fonctionne bien pour les patients atteints de diabète sévère.
Efficacité de la perte de poids : Les patients perdent 70 % à 90 % de leur excès de poids. Cela représente la plus grande perte de poids parmi toutes les procédures bariatriques. Les taux de rémission du diabète dépassent 85 %.
Surveillance nutritionnelle : L'extensive malabsorption crée de grands risques de carence. Les patients ont besoin d'un supplément agressif en vitamines A, D, E, K, B12, fer, calcium et protéines. Le suivi doit rester strict toute la vie.
Qu'est-ce que le SADI-S ?
Le SADI-S signifie bypass duodéno-iléal à anastomose unique avec gastrectomie en manche. Il simplifie le switch duodénal avec une seule connexion intestinale au lieu de deux.
Le SADI-S combine une gastrectomie en manche avec un bypass duodéno-iléal. Les chirurgiens créent une anastomose entre le duodénum et l'iléon. Cela réduit la complexité opératoire tout en maintenant de forts effets métaboliques. Les premières études montrent de superbes pertes de poids et une rémission du diabète avec des taux de complications potentiellement inférieurs à ceux du switch duodénal traditionnel (Salminen et al. 482).
Qu'est-il arrivé au bandeau gastrique ajustable ?
Le placement de bandeau gastrique ajustable a fortement diminué en raison des taux de complications élevés, de la mauvaise perte de poids à long terme et du besoin fréquent de retrait.
Pourquoi est-il devenu moins courant : Le bandeau s'enroule autour de la partie supérieure de l'estomac pour créer une petite poche. Les chirurgiens ajustent la tension en injectant une solution saline dans un port. Cependant, les bandeaux glissent, s'érodent dans l'estomac et provoquent un reflux sévère. De nombreux patients nécessitent une réopération. La perte de poids moyenne n'est que de 40 % à 50 % de l'excès de poids, inférieure à d'autres procédures.
Rôle actuel : La plupart des centres bariatriques effectuent rarement des placements de bandeaux primaires aujourd'hui. Les chirurgiens se concentrent sur le retrait de bandeaux et la conversion en gastrectomie en manche ou en bypass gastrique.
Quand les patients ont-ils besoin d'une chirurgie bariatrique de révision ?
Les patients ont besoin d'une chirurgie de révision lorsqu'ils reprennent un poids significatif, développent des complications sévères ou connaissent une perte de poids insuffisante suite à la procédure d'origine.
Raisons pour lesquelles une révision peut être nécessaire : La reprise de poids concerne 15 % à 35 % des patients sur dix ans. Certains patients développent un reflux sévère après gastrectomie en manche. Les bandeaux glissent ou s'érodent. Les poches s'étirent après le bypass.
Procédures de révision courantes : Les chirurgiens transforment les bandeaux en manches ou en bypass. Ils convertissent des manches en bypass pour le reflux ou la reprise de poids. Ils effectuent des procédures de re-gastrectomie pour resserrer les estomacs étirés. Certains patients avec des bypass échoués subissent une distalisation pour augmenter la malabsorption.
Un estomac plus petit limite physiquement l'apport alimentaire. Les patients se sentent rassasiés après avoir mangé de petites portions. Cette restriction empêche de trop manger lors des repas.
L'estomac contient normalement environ un litre de nourriture. Après une chirurgie bariatrique, l'estomac contient 50 à 150 millilitres. Cette réduction spectaculaire force à contrôler les portions. Les patients ne peuvent pas trop manger sans se sentir mal. La barrière physique agit immédiatement.
Quels changements hormonaux se produisent après la chirurgie ?
La chirurgie abaisse la ghreline, augmente le GLP-1 et le PYY, et améliore le fonctionnement de l'insuline. Ces changements hormonaux réduisent la faim et augmentent la satiété.
L'intestin produit des hormones qui signalent la faim et la satiété au cerveau. Après une gastrectomie en manchon, les cellules productrices de ghreline dans le fundus de l'estomac retiré disparaissent. La ghreline diminue de 50 % à 70 %. Le GLP-1, qui favorise la libération d'insuline et la satiété, augmente après un pontage gastrique. Le PYY, une autre hormone de la satiété, augmente après les repas (O'Brien et al. 781).
La chirurgie réinitialise les centres d'appétit du cerveau. Les patients éprouvent moins de fringales, surtout pour des aliments sucrés et gras.
L'axe intestin-cerveau contrôle le comportement alimentaire. La chirurgie bariatrique modifie la signalisation neuronale via le nerf vague et les voies hormonales. Des études d'IRM fonctionnelle montrent qu'après un pontage gastrique, les centres de récompense du cerveau réagissent moins aux aliments riches en calories. Les patients rapportent que leur "bruit alimentaire" disparaît.
Les procédures de contournement raccourcissent le trajet intestinal. Le corps absorbe moins de calories des aliments. Cette malabsorption accélère la perte de poids.
Dans le pontage gastrique Roux-en-Y et le switching duodénal, les aliments contournent des parties de l'intestin grêle. Le duodénum et le jéjunum proximal, où la plupart des absoptions se produisent, reçoivent moins de contact alimentaire. Moins de calories entrent dans la circulation sanguine. Ce mécanisme s'ajoute à l'effet de restriction.
La chirurgie améliore la sensibilité à l'insuline, réduit l'inflammation et modifie la dépense énergétique. Ces effets métaboliques se produisent avant une perte de poids significative.
Des études montrent que le contrôle du glucose s'améliore dans les jours suivant un pontage gastrique, avant que les patients ne perdent beaucoup de poids. La chirurgie modifie le flux d'acides biliaires, la composition du microbiome intestinal, et la détection des nutriments par les intestins. Ces changements déclenchent des améliorations métaboliques indépendantes de la perte de poids (Mingrone et al. 69).
Quels avantages pour la santé la chirurgie bariatrique peut-elle offrir ?

Combien de poids les patients perdent-ils ?
Les patients perdent généralement 50 % à 80 % de leur poids excédentaire en 18 à 24 mois. Le maintien à long terme dépend de l'adhésion au mode de vie.
Le poids excédentaire fait référence aux livres au-dessus d'un IMC sain de 25. Un patient ayant 100 livres de surpoids qui en perd 60 atteint 60 % de perte de poids excédentaire. L'étude des sujets obèses suédois, le plus long essai de chirurgie bariatrique, montre une perte de poids soutenue de 16 % à 25 % du poids corporel total après 20 ans (Sjöström et al. 205).
La chirurgie bariatrique peut-elle mettre le diabète en rémission ?
Oui. La rémission du diabète se produit chez 60 % à 80 % des patients après la chirurgie. La rémission commence souvent dans les jours qui suivent.
L'essai STAMPEDE a comparé le bypass gastrique et la sleeve gastrectomie à une thérapie médicale intensive. Après cinq ans, 29 % des patients ayant subi un bypass et 23 % de ceux ayant bénéficié d'une sleeve ont maintenu la rémission du diabète. Seuls 5 % des patients traités par médicaments ont atteint la rémission (Schauer et al. 2245). Ces résultats prouvent que la chirurgie traite le diabète de manière plus efficace que les médicaments seuls.
La chirurgie réduit le risque de crise cardiaque, améliore les niveaux de cholestérol et diminue la mortalité cardiovasculaire.
La chirurgie bariatrique améliore les profils lipidiques en réduisant le cholestérol LDL et les triglycérides tout en augmentant le cholestérol HDL. La pression artérielle diminue de manière significative. L'étude Swedish Obese Subjects a montré une réduction de 30 % des décès cardiovasculaires parmi les patients chirurgicaux par rapport aux témoins (Sjöström et al. 207).
La chirurgie aide-t-elle à réduire la pression artérielle ?
Oui. La plupart des patients connaissent une réduction significative de la pression artérielle. Beaucoup réduisent ou éliminent les médicaments antihypertenseurs.
Le poids excessif met à rude épreuve le système cardiovasculaire. La perte de poids réduit la résistance vasculaire et améliore le débit cardiaque. Des études montrent que 50 % à 70 % des patients hypertendus retrouvent une pression artérielle normale après la chirurgie.
La chirurgie peut-elle améliorer l'apnée du sommeil ?
Oui. L'apnée du sommeil se résout ou s'améliore chez 80 % à 85 % des patients après une chirurgie bariatrique.
Un excès de graisse au niveau du cou et de l'abdomen comprime les voies respiratoires. La perte de poids réduit cette pression. Les patients cessent de ronfler. Ils respirent normalement pendant leur sommeil. De nombreux patients n'ont plus besoin de machines CPAP.
La chirurgie réduit-elle la douleur articulaire ?
Oui. Les patients signalent des réductions dramatiques de la douleur au niveau des genoux, des hanches et du dos en quelques mois.
Chaque livre de poids corporel exerce quatre à six livres de pression sur les articulations des genoux. Perdre 100 livres élimine 400 à 600 livres de stress articulaire. Les patients se déplacent plus facilement. Ils nécessitent moins de médicaments contre la douleur. Certains évitent la chirurgie de remplacement articulaire.
La chirurgie peut-elle améliorer la fertilité ?
Oui. La perte de poids rétablit l'ovulation chez de nombreuses femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques. Les taux de grossesse s'améliorent.
L'obésité perturbe l'équilibre hormonal et cause des cycles menstruels irréguliers. Après la chirurgie, de nombreuses femmes reprennent des cycles menstruels réguliers. Les niveaux de testostérone se normalisent chez les femmes atteintes de SOPK. Cependant, les patientes doivent attendre 12 à 18 mois après la chirurgie avant de devenir enceintes.
La qualité de vie s'améliore-t-elle ?
Oui. Les patients signalent une meilleure mobilité, une plus grande estime de soi, une meilleure fonction sociale et une santé mentale améliorée après la chirurgie.
L'obésité sévère limite l'activité physique, la participation sociale et les opportunités d'emploi. La perte de poids supprime ces obstacles. Les scores de dépression s'améliorent. Les patients participent à des activités qu'ils évitaient auparavant. Les études utilisant des questionnaires de qualité de vie montrent des améliorations durables pendant des années après la chirurgie.
La chirurgie augmente-t-elle l'espérance de vie ?
Oui. De grandes études montrent que la chirurgie bariatrique réduit la mortalité générale de 30 % à 40 %.
Une étude marquante menée par Adams et al. a suivi 7 925 patients opérés et leurs témoins appariés pendant plus d'une décennie. La chirurgie a réduit la mortalité toutes causes confondues de 40 %. La mortalité due au diabète a chuté de 92 %. La mortalité due aux maladies cardiaques a diminué de 56 % (Adams et al. 758). Ces résultats confirment que la chirurgie bariatrique prolonge la vie.
Quels risques et complications peuvent survenir ?
Quels sont les risques chirurgicaux ?
Les risques chirurgicaux incluent des saignements, des infections, des caillots sanguins, des fuites des lignes de suture, et des complications liées à l'anesthésie. Le taux global de complications varie de 4 % à 10 %.
La chirurgie bariatrique utilise des techniques peu invasives, ce qui réduit les risques par rapport à la chirurgie ouverte. Cependant, des complications se produisent encore. Des fuites anastomotiques surviennent dans 1 % à 2 % des cas. Des caillots sanguins se forment chez moins de 1 % des patients. Le taux de mortalité à 30 jours est d'environ 0,1 % à 0,3 %, inférieur à celui de la chirurgie de la vésicule biliaire ou de la pose de prothèse de hanche (Courcoulas et al. 431).
Quelles complications à long terme peuvent se développer ?
Les complications à long terme incluent des carences nutritionnelles, un syndrome de dumping, des calculs biliaires, une obstruction intestinale, des ulcères, un RGO, et une reprise de poids.
Carences nutritionnelles : Les procédures malabsorptives réduisent l'absorption des vitamines et des minéraux. La carence en fer affecte 20 % à 50 % des patients. La carence en vitamine B12 survient chez 30 % à 70 % des patients ayant subi un bypass. Les carences en calcium et en vitamine D menacent la santé osseuse.
Carences en vitamines : Les vitamines A, D, E et K, solubles dans les graisses, peuvent diminuer après un switch duodénal. Les patients ont besoin d'un supplément et d'un suivi à vie.
Syndrome de dumping : Un passage rapide des aliments sucrés dans l'intestin grêle provoque des nausées, des crampes, de la diarrhée, et de la transpiration. Cette condition touche 50 % à 70 % des patients ayant subi un bypass gastrique, mais s'améliore généralement avec des changements alimentaires.
Calculs biliaires : Une perte de poids rapide augmente le risque de calculs biliaires. Les chirurgiens enlèvent souvent la vésicule biliaire pendant l'opération ou prescrivent des médicaments pour prévenir les pierres.
Obstruction intestinale : Les hernies internes peuvent piéger les intestins. Cette complication nécessite une chirurgie d'urgence.
Ulcères : Les ulcères de l'estomac se forment aux sites de connexion, en particulier chez les patients qui fument ou prennent des AINS.
RGO : Certains patients développent ou aggravent un reflux acide après une gastrectomie en manchon.
Reprise de poids : 15 % à 35 % des patients reprennent un poids significatif après cinq à dix ans. Cela résulte généralement d'un étirement de la poche ou d'une mauvaise adhésion.
Les chirurgiens utilisent des techniques peu invasives, prescrivent des anticoagulants, requièrent une optimisation préopératoire, et imposent un suivi à vie.
Les chirurgiens expérimentés dans des centres accrédités atteignent des taux de complications plus bas. Les patients cessent de fumer avant la chirurgie. Ils perdent du poids préopératoire pour réduire le volume du foie. Les chirurgiens utilisent des lignes de suture renforcées et une technique soigneuse. Les protocoles postopératoires incluent une mobilisation précoce, la prévention des caillots sanguins, et un suivi structuré.
Pourquoi les patients ont-ils besoin d'une évaluation nutritionnelle ?
L'évaluation nutritionnelle identifie les carences, établit la santé de base et prépare les patients aux changements alimentaires post-chirurgicaux.
Les diététiciens évaluent les habitudes alimentaires actuelles, les tailles des portions et l'apport nutritionnel. Ils identifient les carences en fer, en vitamine D, en B12 ou en protéines. Ils enseignent aux patients les exigences alimentaires après la chirurgie. Cette préparation réduit les complications et améliore les résultats.
Qu'implique l'évaluation psychologique ?
Les psychologues dépistent les troubles alimentaires, la dépression, l'anxiété et les attentes irréalistes. Ils s'assurent que les patients comprennent l'engagement à long terme.
La chirurgie bariatrique nécessite des changements de mode de vie permanents. Les patients doivent comprendre que la chirurgie est un outil, pas une cure. Les psychologues identifient le trouble de l'hyperphagie, l'abus de substances ou la dépression non traitée. Ils fournissent des stratégies pour faire face à l'alimentation émotionnelle. Ce dépistage améliore les taux de réussite à long terme.
Quels changements de mode de vie doivent se produire avant la chirurgie ?
Les patients doivent adopter des habitudes alimentaires plus saines, augmenter l'activité physique et établir des systèmes de soutien avant l'opération.
Les programmes préopératoires durent généralement de trois à six mois. Les patients apprennent à manger de petites portions, à mâcher soigneusement et à séparer les liquides des solides. Ils commencent à marcher ou à faire d'autres exercices légers. Ils assistent à des groupes de soutien. Ces habitudes créent une base pour le succès postopératoire.
Pourquoi les patients doivent-ils arrêter de fumer ?
Le tabagisme augmente les risques chirurgicaux, nuit à la guérison et provoque des ulcères après la chirurgie. Les patients doivent arrêter au moins six semaines avant l'opération.
Les fumeurs sont confrontés à des taux plus élevés de caillots sanguins, de pneumonie et d'infections de plaies. Après un pontage gastrique, le tabagisme augmente considérablement le risque d'ulcères au niveau de la connexion estomac-intestin. La plupart des chirurgiens exigent un test de nicotine avant de planifier la chirurgie.
Quel est le régime préopératoire ?
Les patients suivent un régime faible en calories et riche en protéines pendant une à deux semaines avant la chirurgie. Ce régime réduit la taille du foie et diminue le risque chirurgical.
Le foie se trouve au-dessus de l'estomac et bloque l'accès chirurgical. Un foie gras est grand et fragile. Le régime préopératoire réduit la taille du foie de 20 % à 30 %. Les patients consomment des shakes protéinés, des viandes maigres, des légumes et des glucides minimes. Cette préparation rend la chirurgie plus sûre et plus facile.
Que se passe-t-il pendant la chirurgie bariatrique ?
Quelle est la différence entre la chirurgie laparoscopique et la chirurgie robotique ?
La chirurgie laparoscopique utilise de petites incisions et des instruments longs. La chirurgie robotique ajoute un robot contrôlé par ordinateur pour une précision accrue. Les deux sont minimalement invasives.
Chirurgie laparoscopique : Les chirurgiens pratiquent quatre à six petites incisions dans l'abdomen. Ils insèrent une caméra et des instruments spécialisés. Ils effectuent l'opération en regardant un écran vidéo. Cette approche réduit la douleur, les cicatrices et le temps de récupération par rapport à la chirurgie ouverte.
Chirurgie robotique : Le chirurgien est assis à une console et contrôle des bras robotiques. Le robot offre une vision 3D, des instruments articulés et une précision améliorée. Certaines études suggèrent que la chirurgie robotique peut réduire les complications dans les cas complexes (Magouliotis et al. 312). Cependant, la chirurgie laparoscopique reste l'approche standard.
Quel type d'anesthésie les patients reçoivent-ils ?
Les patients reçoivent une anesthésie générale. Ils dorment pendant toute la procédure et ne ressentent aucune douleur.
Les anesthésistes administrent des médicaments par voie intraveineuse. Ils placent un tube respiratoire pour protéger les voies respiratoires. Ils surveillent le rythme cardiaque, la pression artérielle, les niveaux d'oxygène et la respiration tout au long de l'opération.
Combien de temps dure la chirurgie ?
La sleeve gastrectomie prend de 60 à 90 minutes. Le bypass gastrique Roux-en-Y prend de 90 à 150 minutes. Le switch duodénal prend de 150 à 240 minutes.
Le temps opératoire varie en fonction de l'anatomie du patient, des interventions chirurgicales antérieures et de l'expérience du chirurgien. Les chirurgies de révision prennent généralement plus de temps que les interventions primaires.
Combien de temps dure l'hospitalisation ?
La plupart des patients restent de un à trois jours après la chirurgie. Certains centres renvoient les patients ayant subi une sleeve gastrectomie le jour même.
Les techniques peu invasives permettent une récupération rapide. Les patients marchent quelques heures après la chirurgie. Ils commencent à boire des liquides transparents le lendemain. Les critères de sortie incluent le contrôle de la douleur, la capacité à boire des liquides et des signes vitaux stables.
À quoi ressemble la récupération après une chirurgie bariatrique ?
Quel est le calendrier de récupération ?
La plupart des patients retournent à un travail de bureau dans un délai d'une à deux semaines. La récupération complète prend de quatre à six semaines. Les patients reprennent progressivement leurs activités normales.
Semaine 1 : Les patients se reposent à domicile. Ils boivent des liquides et marchent sur de courtes distances. La douleur diminue quotidiennement.
Semaines 2 à 4 : Les patients reprennent des activités légères. Ils commencent des aliments en purée. Les niveaux d'énergie s'améliorent.
Semaines 4 à 6 : Les patients passent à des aliments mous. Ils augmentent l'exercice. La plupart retournent à des activités normales.
Mois 3 à 12 : La perte de poids s'accélère. Les patients établissent de nouveaux comportements alimentaires. Les visites de suivi permettent de suivre les progrès.
Les patients progressent à travers cinq étapes alimentaires sur 8 à 12 semaines : liquides transparents, liquides complets, aliments en purée, aliments mous et régime alimentaire sain normal.
Liquides transparents : Les patients boivent de l'eau, du bouillon, de la gélatine sans sucre et du jus dilué pendant un à trois jours. Cette étape hydrate le corps et permet à l'estomac de guérir.
Liquides complets : Les patients ajoutent des shakes protéinés, du lait écrémé, du yaourt et des soupes crémeuses. Cette étape dure une à deux semaines. L'apport en protéines vise 60 à 80 grammes par jour.
Aliments en purée : Les patients consomment des viandes, légumes et haricots mixés. La nourriture doit avoir une consistance lisse, semblable à celle d'un pudding. Cette étape dure de deux à quatre semaines.
Aliments mous : Les patients ajoutent des viandes tendres, des légumes cuits et des fruits doux. Ils mâchent soigneusement. Cette étape dure de deux à quatre semaines.
Régime alimentaire régulier et sain : Après huit à douze semaines, les patients consomment des aliments solides. Ils se concentrent d'abord sur les protéines, puis sur les légumes, puis sur les céréales complètes. Ils évitent les aliments sucrés et gras de manière permanente.
Quand les patients peuvent-ils reprendre une activité physique ?
Les patients marchent immédiatement après la chirurgie. Ils ajoutent des exercices légers après deux semaines. Ils reprennent une activité intense après quatre à six semaines.
La marche prévient les caillots sanguins et favorise la digestion. Les patients doivent marcher plusieurs fois par jour dès le premier jour. Après deux semaines, ils ajoutent des étirements et du cardio léger. Après six semaines, ils reprennent l'haltérophilie et les exercices intenses. Une activité physique régulière améliore la perte de poids et maintient la masse musculaire.
Quels soins de suivi les patients nécessitent-ils ?
Les patients voient fréquemment leur équipe chirurgicale la première année, puis annuellement à vie. Les visites comprennent des vérifications de poids, des analyses nutritionnelles et des conseils diététiques.
La première visite de suivi a lieu dans un délai d'une à deux semaines. Les visites suivantes se font un mois, trois mois, six mois, et un an après. Les visites annuelles se poursuivent indéfiniment. Les tests sanguins vérifient les carences. Les diététiciens ajustent les plans alimentaires. Les groupes de soutien offrent un soutien émotionnel.
Quel type de nutrition les patients nécessitent-ils après une chirurgie bariatrique ?
De combien de protéines les patients ont-ils besoin ?
Les patients ont besoin de 60 à 80 grammes de protéines par jour. Les protéines préservent la masse musculaire, favorisent la guérison et augmentent la satiété.
Le petit estomac ne peut pas contenir de grandes quantités de nourriture. Les patients doivent privilégier les protéines à chaque repas. Ils consomment des viandes maigres, du poisson, des œufs, des produits laitiers et des suppléments protéinés. Un apport insuffisant en protéines entraîne une perte musculaire, un amincissement des cheveux et de la fatigue.
Quelle est l'importance de l'hydratation ?
Les patients ont besoin de 64 onces de liquide par jour. Ils doivent siroter constamment car le petit estomac ne peut pas contenir de grands volumes.
La déshydratation est la cause la plus courante de réadmission à l'hôpital après une chirurgie bariatrique. Les patients ne peuvent pas boire de grandes gorgées d'eau. Ils doivent siroter tout au long de la journée. Ils évitent de boire 30 minutes avant et après les repas pour prévenir l'évacuation rapide de la nourriture de l'estomac.
Quels suppléments vitaminiques les patients nécessitent-ils ?
Tous les patients ont besoin de multivitamines quotidiennes, plus des suppléments spécifiques basés sur leur procédure.
Vitamine B12 : L'absorption nécessite de l'acide gastrique et un facteur intrinsèque. Après un by-pass, les patients ont besoin d'injections de B12, de comprimés sublinguaux ou de sprays nasaux mensuels ou quotidiens.
Fer : La carence en fer cause de l'anémie et de la fatigue. Les femmes menstruées sont les plus à risque. Les patients ont besoin de 18 à 65 milligrammes de fer élémentaire par jour.
Calcium : Les patients ont besoin de 1 200 à 1 500 milligrammes de citrate de calcium par jour, répartis en doses de 500 à 600 milligrammes. Le citrate de calcium s'absorbe mieux que le carbonate de calcium après la chirurgie.
Vitamine D : Les patients ont besoin de 3 000 unités internationales par jour pour maintenir la santé osseuse et la fonction immunitaire.
Acide folique : Les patients ont besoin de 400 à 800 microgrammes par jour. L'acide folique prévient l'anémie et soutient la croissance cellulaire.
Multivitamines : Une multivitamine spécifique à la chirurgie bariatrique fournit une couverture de base. Les patients ne doivent pas utiliser de vitamines courantes en vente libre, qui manquent de doses adéquates.
Quelles habitudes alimentaires à long terme les patients doivent-ils développer ?
Les patients doivent manger de petites portions, mâcher soigneusement, privilégier les protéines, éviter les aliments sucrés et ne jamais boire pendant les repas.
Les patients qui réussissent prennent trois petits repas et un à deux collations protéinées par jour. Ils mesurent les portions. Ils mangent lentement, prenant 20 à 30 minutes par repas. Ils évitent les boissons gazeuses, qui dilatent la poche gastrique. Ils éliminent les liquides riches en calories comme les sodas et les jus. Ces habitudes deviennent des exigences permanentes de style de vie.
Quels résultats les patients peuvent-ils attendre ?
Combien de poids les patients vont-ils perdre ?
Les patients perdent 50 % à 80 % de leur excès de poids en 18 à 24 mois. Les résultats individuels varient.
Le tableau suivant compare la perte de poids attendue par procédure :
Procédure | Perte de poids excédentaire à 1 an | Perte de poids excédentaire à 5 ans |
Gastrectomie en manchon | 60 % – 70 % | 50 % – 60 % |
Bypass gastrique en Y de Roux | 70 % – 80 % | 60 % – 70 % |
Bypass gastrique mini | 65 % – 75 % | 55 % – 65 % |
Switch duodénal | 80 % – 90 % | 70 % – 80 % |
Quels facteurs influencent le succès ?
Le succès dépend du choix de la procédure, du respect des directives alimentaires, de l'activité physique, de la fréquence des suivis et de la santé psychologique.
Les patients qui assistent à des groupes de soutien perdent plus de poids. Ceux qui font de l'exercice régulièrement maintiennent mieux leur perte de poids. La stabilité psychologique prédit le succès à long terme. La procédure chirurgicale fournit l'outil, mais le comportement du patient détermine le résultat.
Pourquoi les changements de mode de vie importent-ils à long terme ?
La chirurgie modifie l'anatomie, mais les changements de mode de vie déterminent le succès durable. Les patients qui retournent à de vieilles habitudes reprennent du poids.
La poche gastrique peut s'étirer avec le temps. Le contournement intestinal permet toujours la consommation de liquides riches en calories. Les patients qui boivent des boissons sucrées, grignotent constamment ou consomment des aliments riches en graisses peuvent contourner les restrictions de la chirurgie. Un succès à long terme nécessite un engagement permanent envers une alimentation saine et un exercice régulier.
Quelle est l'efficacité de la modification du mode de vie seule ?
La modification du mode de vie entraîne une perte de poids de 5 % à 10 % en moyenne. La plupart des patients reprennent le poids dans un à cinq ans.
Le régime alimentaire et l'exercice restent la base du traitement de l'obésité. Cependant, les adaptations biologiques rendent la perte de poids durable difficile. Le corps augmente les hormones de la faim et réduit le métabolisme. Ces défenses expliquent pourquoi moins de 5 % des personnes souffrant d'obésité sévère réussissent à obtenir un succès durable par des changements de mode de vie seuls (Arterburn et al. 2175).
Les agonistes du récepteur GLP-1 comme le sémaglutide entraînent une perte de poids de 15 % à 20 %. C'est significatif mais moins que la chirurgie. Les médicaments nécessitent une utilisation à vie.
Les agonistes du GLP-1 imitent les effets hormonaux de la chirurgie bariatrique. Ils réduisent l'appétit et améliorent la glycémie. Cependant, les patients reprennent du poids lorsqu'ils arrêtent le médicament. Les effets indésirables comprennent des nausées, des vomissements et une perte musculaire potentielle. Les médicaments conviennent aux patients qui ne peuvent pas bénéficier de la chirurgie ou qui préfèrent des options non chirurgicales.
Quelles sont les procédures endoscopiques de perte de poids ?
Les procédures endoscopiques comprennent les ballons gastriques et la gastroplastie par manchon endoscopique. Elles entraînent une perte de poids de 12 % à 18 % et sont moins invasives que la chirurgie.
Les ballons gastriques occupent de l'espace dans l'estomac pendant six mois. La gastroplastie par manchon endoscopique suture l'estomac de l'intérieur. Ces procédures conviennent aux patients ayant un IMC inférieur ou à ceux recherchant une intervention temporaire. La perte de poids est modeste par rapport à la chirurgie et la durabilité reste incertaine.
Quelle option convient-elle à différents patients ?
La meilleure option dépend de l'IMC, des conditions médicales, des préférences des patients et de la tolérance au risque.
La comparaison suivante résume les options :
Traitement | Perte de poids attendue | Invasivité | Durabilité | Idéal pour |
Modification du mode de vie | 5 % – 10 % | Non invasif | Faible | Tous les patients comme base |
Médicaments GLP-1 | 15 % – 20 % | Non invasif (injections) | Nécessite un usage continu | IMC 27–35, préfère non chirurgical |
Procédures endoscopiques | 12% – 18% | Minimement invasif | Modéré | IMC 30–40, solution temporaire |
Gastric Sleeve | 50% – 70% | Chirurgical | Élevé | IMC 35+, choix le plus courant |
Bypass gastrique | 60% – 80% | Chirurgical | Très élevé | IMC 35+, diabète, reflux sévère |
Switch duodénal | 70% – 90% | Chirurgical | Très élevé | IMC 50+, patients super-obèses |
Quels mythes entourent la chirurgie bariatrique ?
La chirurgie est-elle la solution facile ?
Non. La chirurgie bariatrique nécessite un engagement à vie envers des changements alimentaires, l'exercice et le suivi médical. Elle demande plus de discipline que le simple régime alimentaire.
Les patients qui choisissent la chirurgie font face à des changements majeurs de mode de vie. Ils mangent différemment pour toujours. Ils prennent des vitamines quotidiennement. Ils assistent à des rendez-vous médicaux à vie. La chirurgie fournit un outil puissant, mais le succès nécessite du travail acharné et de la dévotion.
Le poids revient-il toujours ?
Non. La plupart des patients maintiennent une perte de poids significative à long terme. Cependant, 15 % à 35 % reprennent un poids substantiel après cinq à dix ans.
L'étude des Sujets Obèses Suédois montre une perte de poids soutenue de 16 % à 25 % du poids corporel total après 20 ans (Sjöström et al. 205). Même les patients qui reprennent du poids restent généralement en meilleure santé qu'avant la chirurgie. Un suivi à long terme et l'adhésion à un mode de vie préventif contre la reprise de poids.
Seules les personnes extrêmement obèses sont-elles admissibles ?
Non. Les patients ayant un IMC de 35 et des maladies liées à l'obésité sont éligibles. Certaines directives incluent désormais des patients avec un IMC de 30 à 34,9 et un diabète incontrôlé.
Le seuil d'IMC de 35 avec comorbidités ou de 40 sans reflète des décennies de preuves. Des données récentes soutiennent l'élargissement de l'accès aux patients ayant un IMC plus bas et une maladie métabolique sévère. L'évaluation individuelle détermine l'éligibilité.
Les patients ne peuvent-ils plus jamais manger normalement ?
Les patients mangent des aliments normaux mais en plus petites portions. Ils doivent éviter certains aliments de manière permanente, mais ils profitent d'une large variété d'options saines.
Après la convalescence, les patients mangent des aliments solides. Ils apprécient les viandes, les légumes, les fruits et les céréales. Ils mangent simplement moins. Ils évitent les aliments sucrés pour prévenir le syndrome de dumping. Ils évitent de boire pendant les repas. Ces changements deviennent naturels avec le temps.
Questions Fréquemment Posées
Qu'est-ce que la chirurgie bariatrique ?
La chirurgie bariatrique comprend des procédures qui modifient le système digestif pour traiter l'obésité sévère et les maladies connexes par la restriction, la malabsorption et des changements hormonaux.
Combien de poids puis-je perdre ?
La plupart des patients perdent 50 % à 80 % de leur poids excédentaire en 18 à 24 mois, selon la procédure.
La chirurgie bariatrique est-elle permanente ?
La gastroplastie en manche et le pontage gastrique sont permanents. Les bandes ajustables sont réversibles. Certaines options de révision existent pour les procédures converties.
La chirurgie bariatrique est-elle sûre ?
Oui. Le taux de mortalité à 30 jours est de 0,1 % à 0,3 %, inférieur à celui de la chirurgie de la vésicule biliaire ou de la prothèse de la hanche. Des complications surviennent chez 4 % à 10 % des patients.
Quel est le meilleur type de chirurgie bariatrique ?
Aucune procédure unique ne convient à tout le monde. La gastrectomie en manche fonctionne bien pour la plupart des patients. Le pontage gastrique convient aux patients souffrant de diabète sévère ou de reflux. Le switch duodénal convient aux patients super-obèses.
Combien de temps dure la récupération ?
La plupart des patients retournent au travail dans une à deux semaines. La récupération complète prend quatre à six semaines.
Devrai-je prendre des suppléments vitaminiques à vie ?
Oui. Tous les patients ont besoin de multivitamines à vie. Les patients ayant subi un pontage ou un switch duodénal nécessitent des apports supplémentaires en fer, calcium, B12 et vitamines liposolubles.
Le diabète peut-il s'améliorer après la chirurgie bariatrique ?
Oui. La rémission du diabète survient chez 60 % à 80 % des patients. L'amélioration commence souvent dans les jours suivant la chirurgie.
Peut-on reprendre du poids ?
Oui. Quinze à trente-cinq pour cent des patients reprennent un poids significatif après cinq à dix ans. Un suivi à vie et le respect des recommandations préviennent la reprise de poids.
L'assurance couvre-t-elle la chirurgie bariatrique ?
La plupart des plans d'assurance couvrent la chirurgie bariatrique lorsque les patients répondent aux critères de l'IMC et de la nécessité médicale. La couverture varie en fonction du plan et de la région.
Que doivent retenir les patients à propos de la chirurgie bariatrique ?
La chirurgie bariatrique offre un traitement basé sur des preuves et scientifiquement prouvé pour l'obésité sévère et les maladies métaboliques. Le succès nécessite la bonne procédure, des changements de mode de vie à vie, un suivi nutritionnel et des soins multidisciplinaires.
La chirurgie bariatrique transforme des vies. Elle traite l'obésité sévère comme une maladie chronique, et non comme un échec personnel. Les procédures entraînent une perte de poids significative, provoquent la rémission du diabète, améliorent la santé cardiaque et prolongent l'espérance de vie. Cependant, la chirurgie représente le début d'un parcours de vie, et non une fin. Les patients doivent s'engager à des changements alimentaires, à une activité physique, à une supplémentation vitaminique et à un suivi médical régulier. L'équipe multidisciplinaire en chirurgie bariatrique guide les patients dans cette transformation. La sélection individualisée des procédures garantit que chaque patient reçoit le traitement le plus approprié. Lorsque les patients adoptent l'ensemble du programme, la chirurgie bariatrique produit des résultats durables et transformateurs.
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